Conférence StopPauvreté/ChristNet, 3.10.09
Atelier 4 : Justice climatique
Y a-t-il encore de l’espoir?
Au
début de l’atelier sur la justice climatique, les
participants se sont placés sur une ligne : tout à
gauche, ceux qui , nourrissent encore l’espoir que nous pouvons
offrir une solution utile à la question de la justice
climatique , tout à droite ceux qui ne nourrissaient guère
d’espoir. Or, les extrémités étaient très
éloignées l’une de l’autre.

Une menace majeure
Les
deux conférenciers nous ont présenté une
introduction sur le sujet. Gerhard Bärtschi, lequel dirige le
département des relations internationales auprès de
mission 21, débuta avec un coup de poker: le rapport de l’ONU
sur le développement humain 07/08 déclare que le
changement climatique représente dans notre 21ème
siècle la plus grande menace qui soit. Les personnes les plus
pauvres et les pays les moins favorisés seront en premier
touchés, bien que ces derniers ont le moins contribué à
ce problème. Ces affirmations contiennent plusieurs
superlatifs:
Le changement climatique
est la plus grande menace pour notre planète
Ce sont les pauvres qui
en souffriront le plus
Les pauvres ont le moins
contribué à ce problème.
Des
exemples probants l’ont démontré: comment cette
notion tout d’abord « abstraite » peut
devenir, pour les plus pauvres, une affligeante réalité :
sécheresses, problèmes d’approvisionnement en
denrées alimentaires, accentuation de la crise de l’eau,
paludisme, flux de réfugiés, etc. On a aussi mis en
exergue que le changement climatique affecterait particulièrement
les femmes.
Qui? Combien?
Afin
d’éviter une catastrophe climatique, les hommes
devraient réduire leurs émissions de CO2
de 1,5 tonne par habitant en moyenne. Quels pays, quels êtres
humains se doivent de prendre des mesures radicales pour contrer ce
phénomène? Selon la conclusion de «Greenhouse
Development Rights»[1]
(GDR) le droit au développement
doit être au centre de nos préoccupations. Les pays
industrialisés ont, de nos jours et par le passé, émis
déjà beaucoup plus de CO2
que les pays en voie de développement et ont, ainsi, acquis
leur prospérité. Il est, conséquemment, attendu
d’eux, qu’ils s’engagent de façon plus
marquée pour les réductions d’émissions,
non seulement à l’intérieur de leur propre pays
mais aussi en finançant (sans puiser dans le budget consacré
à la coopération au développement) la lutte
contre les émissions de CO2.
En ce qui concerne les pays en développement, il est légitime
de lutter avant tout contre la pauvreté, avant de s’engager
plus avant envers les émissions de CO2.
Selon
le GDR, la Suisse a ainsi le devoir, d’ici à 2020, de
réduire ses émissions de 130% par rapport à
1990. (Les émissions envisagées peuvent excéder
les 100%, car la Suisse peut réduire ses émissions de
40% et, de plus, financer 90% de réductions à
l’étranger).

Que pouvons-nous faire?
Jean-Claude
Huot, secrétaire de « Jeûne pour le Carême »,
nous montre ce que nous pouvons faire quotidiennement pour contribuer
à atteindre ce but. D’une part, il est primordial
d’encourager et de sensibiliser de notre pays les forces
politiques qui se sentent déjà prêtes à
œuvrer dans ce sens. Tout ceci particulièrement dans
l’optique de la conférence historique de Copenhague en
décembre 2009 où, d’ores et déjà,
plusieurs initiatives ont été proposées.
D’autre
part, l’action n’est pas réservée aux
milieux politique, mais nous pouvons aussi effectuer des actions
décisives aussi au long de notre vie quotidienne. Chacun de
nous peut prendre un peu de temps et se servir par exemple de
l’Internet pour calculer sa propre empreinte écologique.
Dans ce but, plusieurs sites web pertinents nous ont été
présentés.[2]
Cette consultation de la Toile
est facile et nous donne des conseils concrets sur la façon de
réduire nos émissions de CO2.
En particulier il a été mis en exergue le fait que les
églises peuvent aussi faire leur bilan écologique. [3]
Prière pour une plus grande justice climatique
L’environnement
mais surtout les injustices humaines qui entraînent ces
dérangements climatiques sont importants dans notre notion de
la foi. Les participants et participantes ont été
invités à prendre en compte, lors de leurs prières,
ce thème brûlant de la justice climatique.
Dominic
Roser