Quelle éthique chrétienne
pour répondre aux problèmes environnementaux ?
« Si
la dégradation de notre environnement était seulement
un problème avec une solution scientifique ou technique, il
serait certainement déjà résolu à l’heure
qu’il est. Cependant, les crises liées à la
pollution, à la réduction des ressources sont le reflet
de difficultés profondes causées par certains aspects
basiques de notre système de valeurs. Ceci nous met au défi
d’estimer si ces principes sont adéquats et, si besoin
est, de découvrir un nouveau cadre permettant de définir
un comportement éthique »
(Shrader-Frechette, 1981)
En ce début du XXIème
siècle nous vivons une crise écologique sans précédant.
Inexorablement la terre se réchauffe, la pollution augmente,
les ressources naturelles, comme l’eau potable ou le pétrole
se raréfient sans parler des montagnes de déchets qui
s’accumulent. Tant de problèmes qui, à en croire
la professeur Shrader, trouveraient leur solution avec l’adoption
d’un nouveau système de valeurs.
Alors il est légitime de se
demander comment s’intègrent les questions
environnementales au système de valeurs chrétiennes et
quelle réponse nous pourrions donner à ces
interrogations. Pour cela il est utile de revenir à la Bible,
où Dieu y définit les relations entre la nature et
l’homme.
1. La relation de Dieu avec la nature
Une des caractéristiques
les plus marquantes du Dieu chrétien est d’être un
Dieu créateur. La Bible s’ouvre donc naturellement sur
le récit de la création. La première
caractéristique de Dieu sera donc de créer, de donner
la vie. En lisant les premiers versets de la Bible, on peut voir que
Dieu y prend plaisir et qu’il fait tout à la perfection.
Dieu aime sa création, celle-ci ne le laisse pas du tout
indifférent. Il l’a faite belle et bonne : Genèse
2.9a « Il fit pousser du sol toutes sortes d’arbres
à l’aspect agréable et aux fruits délicieux ».
De plus après chaque étape créatrice, il est dit
que « Dieu constata que cela était bon ».
L’acte créateur peut aussi être vu comme la pose
de limites, la définition de structures. Dieu éloigne
le chaos et définit des règles. Il crée le jour
et la nuit, ainsi que les saisons et les années. Chaque
créature a une place déterminée afin d’assurer
une stabilité.
Dieu associe aussi chaque étape
de sa création de paroles de bénédiction et
donne un rôle particulier à chaque créature. Par
exemple dans Genèse 1.22 : « Que tout ce qui
vit dans l’eau se multiplie et peuple les mers ; et que
les oiseaux se multiplient sur la terre ». Toutes les
créatures bénéficient de la bienveillance de
Dieu. L’histoire de Noé est aussi édifiante dans
ce sens. Genèse 9.9-10 : « Voici, j'établis
mon alliance avec vous et avec votre postérité après
vous; avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, tant les
oiseaux que le bétail et tous les animaux de la terre, soit
avec tous ceux qui sont sortis de l'arche, soit avec tous les animaux
de la terre ». Dieu ne fait pas seulement alliance avec
l’homme mais avec toute la création ! La survie des
animaux était donc aussi fondamentale pour Dieu. Dans ce sens,
il est également intéressant de constater que l’homme
a été créé en dernier. Nous dépendons
donc de tout ce qui a été fait avant et nous ne pouvons
pas exister sans eux. Finalement, il est important de remarquer que
la création n’est pas un acte ponctuel. Dieu renouvelle
son acte créateur jour après jour, comme l’exprime
par exemple le Psaume 104.
La nature, quant à elle,
loue son créateur. Psaume 19.1-7 : « Les cieux
racontent la gloire de Dieu, et l'étendue manifeste l'oeuvre
de ses mains. Le jour en instruit un autre jour, la nuit en donne
connaissance à une autre nuit. Ce n'est pas un langage, ce ne
sont pas des paroles dont le son ne soit point entendu: Leur
retentissement parcourt toute la terre, Leurs accents vont aux
extrémités du monde, où il a dressé une
tente pour le soleil. Et le soleil, semblable à un époux
qui sort de sa chambre, s'élance dans la carrière avec
la joie d'un héros; Il se lève à une extrémité
des cieux, et achève sa course à l'autre extrémité:
Rien ne se dérobe à sa chaleur ». La nature
a été créée pour rendre gloire à
Dieu. Beaucoup de Psaumes expriment aussi cette idée, comme
par exemple les Psaumes 8, 104 ou 148. Il montrent aussi l’homme
regardant la nature et louant Dieu pour la perfection de sa création.
La nature est donc présentée comme un object de
louange. Comme l’affirne le Psaume 147. 1-9 : « Louez
l'Éternel! Car il est beau de célébrer notre
Dieu, Car il est doux, il est bienséant de le louer. L'Éternel
rebâtit Jérusalem, Il rassemble les exilés
d'Israël; Il guérit ceux qui ont le coeur brisé,
Et il panse leurs blessures. Il compte le nombre des étoiles,
Il leur donne à toutes des noms. Notre Seigneur est grand,
puissant par sa force, Son intelligence n'a point de limite.
L'Éternel soutient les malheureux, Il abaisse les méchants
jusqu'à terre. Chantez à l'Éternel avec actions
de grâces, Célébrez notre Dieu avec la harpe! Il
couvre les cieux de nuages, Il prépare la pluie pour la terre;
Il fait germer l'herbe sur les montagnes. Il donne la nourriture au
bétail, Aux petits du corbeau quand ils crient. ».
Finalement Dieu utilise aussi la nature
pour se rapprocher des hommes. La contemplation et l’étude
de la perfection de la création nous apprend à mieux
connaître le créateur et à le louer pour ses
bienfaits. Nous sommes exhortés à apprendre de la
nature, par exemple dans Job 12.7-10, Job affirme : « Interroge
les bêtes, elles t'instruiront, les oiseaux du ciel, ils te
l'apprendront; Parle à la terre, elle t'instruira; Et les
poissons de la mer te le raconteront. Qui ne reconnaît chez eux
la preuve que la main de l'Éternel a fait toutes choses ? Il
tient dans sa main l'âme de tout ce qui vit, le souffle de
toute chair d'homme. ». La création est un cadeau
de Dieu. Un cadeau est quelque chose de gratuit, qui ne représente
pas un obligation pour Dieu. C’est aussi une expression d’amour
pour les hommes. Ce cadeau peut être vu comme témoin de
notre relation avec le Segneur : Dieu nous donne la nature comme
source de louange afin que nous puissions maintenir notre relation
avec Lui. Si nous sortons de cette relation, le cadeau est alors
menacé.
2. Dieu définit les relations entre
l’homme et la nature
Une
idée répandue depuis le XIXème siècle
affirme que la foi chrétienne favorise la destruction de la
nature et l’apparition de crises écologique. Cette
affirmation est souvent accompagnée de l’idée que
Dieu donne la nature à l’homme et que celui-ci peut en
faire ce qu’il veut et l’exploiter à sa guise. On
oppose ensuite souvent au christianisme les religions orientales,
basées sur l’idée que l’homme est une
partie d’un tout. N’est-il pas vrai que la Genèse
parle de croître et de dominer ? Ceci est une vue assez
simpliste du problème et pour répondre à cette
affirmation, il important de relire la Genèse.
Genèse 1.27 : « Puis
il les bénit en leur disant : Ayez des enfants, devenez
nombreux, peuplez toute la terre et dominez-la ; soyez les
maîtres des poissons dans la mer, des oiseaux dans le ciel et
de tous les animaux qui se meuvent sur la terre. » Ici,
« dominer » ne signifie pas une domination
despotique, sans justice. Dieu ne donne pas l’autorisation à
l’homme d’exploiter la terre sans respect pour les autres
cultures, créatures ou ressources naturelles. Le terme
« domination » doit plutôt être
compris dans le sens d’une seigneurie rendant gloire à
Dieu. Une des racines de dominer (radah en hébreu) veut dire
prendre possession d’un patrimoine comme un berger prend
possession de son troupeau : en le guidant et en répondant
à ses besoins.
Cette idée est aussi reprise
plus tard, dans Genèse 2.15 : « le Seigneur
prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden
pour le cultiver et le garder ». Le verbe garder
(samar en hébreu) signifie protéger, tenir un bien à
l’abri, de s’occuper de quelque chose avec
responsabilité, comme Dieu nous appelle à garder
sa loi dans notre propre cœur (cf. Deutéronome 4.9).
Par ailleurs, Dieu donne des instructions pour partager la végétation
entre les hommes et les autres créatures : Genèse
1.29-30 : « Je vous donne les plantes produisant les
graines et les arbres qui portent des fruits avec pépins
ou noyaux […] De même je donne l’herbe verte comme
nourriture à tous les animaux terrestres, à tous les
oiseaux, à toutes les bêtes qui se meuvent au ras du
sol, bref à tout ce qui vit. ». Dieu donne donc sa
création à l’homme, comme un maître donne
son bien à un gérant. Dieu nous donne la liberté
de détruire la création ou d’affirmer son
existence. Nous sommes responsables de la nature devant Dieu. D’un
côté, les humains occupent une place spéciale
dans la création avec un rôle spécifique à
jouer, mais, ils font aussi partie de la création et sont sous
l’autorité de Dieu.
La seigneurie accordée par Dieu
à l’homme sur la nature est donc loin d’être
absolue, elle est accompagnée du devoir de partager, de gérer
à long terme et de pourvoir à une bonne qualité
de vie pour son prochain et pour les générations
futures. Elle exige un respect de l’intégrité de
la création, minérale, végétale et
humaine. Les hommes peuvent donc soumettre la création pour
autant qu’ils restent soumis à Dieu.
3. Une gestion de la nature suivant la vision de
Dieu
Après la sortie d’Egypte
et l’Exode, Dieu va transmettre aux Israélites un
certain nombre de règles leur permettant d’organiser la
vie de la leur communauté. Parmi les différentes règles
sociales, Dieu va aussi parler de la manière de gérer
la nature. À travers ces exemples, on peut donc voir
transparaître les règles que Dieu propose pour définir
notre relation avec notre environnement.
Dans Lévitique 25, Dieu
dit : « Parle aux enfants d'Israël, et tu leur
diras: Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne,
la terre se reposera: ce sera un sabbat en l'honneur de l'Éternel.
Pendant six années, tu ensemenceras ton champ, pendant six
années tu tailleras ta vigne; et tu en recueilleras le
produit. Mais la septième année sera un sabbat, un
temps de repos pour la terre, un sabbat en l'honneur de l'Éternel:
tu n'ensemenceras point ton champ, et tu ne tailleras point ta vigne.
Tu ne moissonneras point ce qui proviendra des grains tombés
de ta moisson, et tu ne vendangeras point les raisins de ta vigne non
taillée: ce sera une année de repos pour la terre. »
Dieu établit ainsi le principe de la jachère sans
laquelle la terre s’épuise et finit par devenir stérile.
On voit ici les bases d’une idée de développement
durable, respectueux des limites de la nature. Ceci est bien loin de
l’idée de surexploitation et de « après
moi le déluge » qui prévaut dans tant
d’entreprises aujourd’hui.
De la même manière Dieu
appelle les Hébreux à avoir du respect pour les
animaux. Deutéronome 22.6-7 : « Si tu
rencontres dans ton chemin un nid d'oiseau, sur un arbre ou sur la
terre, avec des petits ou des oeufs, et la mère couchée
sur les petits ou sur les oeufs, tu ne prendras pas la mère et
les petits, tu laisseras aller la mère et tu ne prendras que
les petits, afin que tu sois heureux et que tu prolonges tes
jours. ».
Il est vrai que le Psaume 115.16
affirme : « Le ciel ? Il appartient à
l’Eternel. Mais la terre, il l’a donnée aux
hommes ». Si la terre appartient bien aux hommes, nous
n’en sommes que les gérants et Dieu tout au long de sa
parole nous donne des clés pour la gérer de manière
intelligente et durable.
4. La chute avec l’apparition du péché
va modifier ces relations
On
a vu avant que Dieu avait créé la nature pour qu’elle
le glorifie. Dans un second temps, Dieu donne la création à
l’homme pour qu’il en profite et en prenne soin. On peut
donc se demander pourquoi tant de crises écologiques se sont
développées dans des sociétés à
base chrétiennes. Il est tout de même troublant de
constater que la révolution industrielle a commencé
dans des pays protestants… La réponse à cette
question est à trouver dans la chute de l’être
humain.
En mangeant la pomme de l’arbre
de la connaissance du bien et du mal, l’homme perd sa relation
harmonieuse, non seulement avec Dieu mais aussi avec la nature.
Genèse 3.17-19 dit : « [Dieu] dit à
l'homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et
que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné
cet ordre: Tu n'en mangeras point! le sol sera maudit à cause
de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture
tous les jours de ta vie, il te produira des épines et des
ronces, et tu mangeras de l'herbe des champs. C'est à la sueur
de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu
retournes dans la terre, d'où tu as été pris;
car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. ».
Le mal aura un impact sur tous les aspects de la vie de l’homme.
D’une idée de gérance et de partage de la
création, on arrive à une relation homme-nature
caractérisée par la domination et le profit. Ceci peut
être mis en parallèle avec le fait que l’homme
aura tant de peine à aussi aimer son prochain et à le
respecter. Ces idées sont répercutées avec force
dans Esaïe 24.1-6 …
Le règne de l’homme
sur la nature va devenir compétitif. L’homme ne pèche
pas seulement contre son prochain mais aussi contre la nature, avec
les conséquences que cela implique. Malgré cela l’homme
reste le gérant de la création et responsable devant
Dieu. Henri Blocher, dans révélations des origines,
résume bien cette idée : « Si l’homme
obéissait à son Dieu, il serait un moyen de bénédiction
pour la terre : mais dans son avidité insatiable, dans
son mépris des équilibres créationnels, dans son
égoïsme à courte vue, il la pollue, il la détruit,
il fait d’un jardin le désert. C’est là le
principal de la malédiction de Genèse 3. ».
La bonne nouvelle c’est que Dieu
a envoyé son Fils afin de nous pardonner et de restaurer notre
relation avec lui. Nés de nouveau, nous pouvons donc aborder
notre relation avec Dieu, avec notre prochain et avec la nature de
manière renouvelée. Colossiens 1.15-20 fait une
description magnifique du rôle de Jésus : « Il
est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la
création. Car en lui ont été créées
toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les
visibles et les invisibles, trônes, dignités,
dominations, autorités. Tout a été créé
par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses
subsistent en lui. Il est la tête du corps de l'Église;
il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin
d'être en tout le premier. Car Dieu a voulu que toute plénitude
habitât en lui ; il a voulu par lui réconcilier
tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est
dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa
croix. ». De plus, Paul affirme dans Romains 8.19-21 :
« Aussi la création attend-elle avec un ardent
désir la révélation des fils de Dieu. Car la
création a été soumise à la vanité,
-non de son gré, mais à cause de celui qui l'y a
soumise, - avec l'espérance qu'elle aussi sera affranchie de
la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté
de la gloire des enfants de Dieu ». On constate que la
nature elle-même attend la rédemption du Fils.
Il intéressant de voir que
non seulement le Père est impliqué dans la création,
mais que le Fils y joue aussi un rôle prépondérant.
La Terre est créée en Jésus dans la mesure où
Jésus représente la partie visible du Père. De
plus, on peut voir que par son sacrifice à la croix, Jésus
réconcilie aussi l’homme avec la nature. La paix que
Dieu apporte par le sacrifice de Jésus à la croix
englobe donc aussi la Terre.
En tant que chrétiens, nous
sommes ainsi appelés à être porteurs d’une
nouvelle éthique. Pécheurs pardonnés, nous
devons traiter la nature avec respect, de la même manière
que nous devons changer notre rapport à notre prochain. Dieu
nous appelle à la conversion, chaque jour de notre vie afin de
rendre notre statut de pécheur pardonné visible. Notre
foi doit aussi s’accompagner d’actes. Sommes-nous prêts
à choisir concrètement une vie plus simple, par respect
pour Dieu et pour la création ? La technologie, la
vitesse, l’efficacité nous apporte un sentiment de toute
puissance mais qui à terme nous éloigne de Dieu, sans
compter les lourdes conséquences sur notre environnement.
Convertir nos vies, c’est accepter qu’il y a des limites
à nos désirs, à nos ambitions, à
nos impatiences, c’est devenir plus humbles, renoncer au
superflu, voire parfois à l’utile.
5. L’identité de l’homme est en
Dieu, Dieu doit être au centre !!
Le christianisme est une religion
définitivement centrée sur notre relation au Dieu
créateur. Dieu est au centre de toutes choses, il est le but
sur lequel poser notre regard. Dans un acte d’amour, il a
établi la création et a donné aux humains la
liberté d’entrer en relation avec lui. En tant qu’êtres
humains, nous sommes les témoins de l’amour de Dieu,
habitants de l’Univers mais pas au centre de celui-ci !
Nous sommes donc appelés à respecter la création
comme cadeau de Dieu pour nous. Remarquons que le sommet de la
création n’est pas l’être humain mais quand
Dieu prend un temps de repos pour regarder toute sa création
(le sabbat)[1].
Genèse 1-2 montre
clairement que la foi chrétienne n’est pas panthéiste,
Dieu est au-dessus de la création et toute louange lui revient
à lui et à lui seul. Dieu a créé toutes
choses et a défini des relations entre elles. Dieu nous a
donné la nature en gestion, pour que l’on en prenne
soin, mais le pêché a corrompu ce plan initial. En tant
que chrétiens, nés de nouveau et pardonnés, nous
sommes appelés à renoncer au pêché et à
chercher la volonté de Dieu. Nous sommes appelés à
rendre gloire à Dieu tout en conservant la nature, par une
conversion nouvelle chaque jour de notre vie.
« Par l’amour du
prochain, nous imitons l’amour divin qui nous a créé
nous-mêmes ainsi que tous nos semblables. Par l’amour de
l’ordre du monde, nous imitons l’amour divin qui a créé
cet univers dont nous faisons partie » (Simone Weil,
Attente de Dieu).
Anne-Sylvie Giolo, Genève
septembre 2006
Références
-
St Edmund lecture series, why protecting the environement
http://www.st-edmunds.cam.ac.uk/cis/prance/
-
A Rocha, fondements, http://en.arocha.org/bible/index7.html
-
Documentazione interdisciplinare di scienza e fede, ecologia,
Fiorenzo Facchini, http://www.disf.org/Voci/55.asp
-
Les citations bibliques sont tirées de la Bible en
français courant et Louis Segond de 1910.
-
Listening to creation groaning, edited by Lukas
Vischer, John Knox series, Geneva 2004.
-
Henri Blocher, révélation des origines,
presses bibliques universitaires, 3ème édition,
2001
-
Simone Weil, Attente de Dieu, éditions Fayard,
1966
[1]
Ceci nous permet de nous démarquer d’une
approche assez courante dans les courants écologiques qui
cherche à mettre la nature au centre de tout, comme Gaïa
ou encore qui reprochent au christianisme d’être trop
centré sur l’homme comme Lynn White. Comme l’affirme
Lamark, le célèbre naturaliste français, :
« On a pensé que la nature était Dieu. On a
confondu la montre avec l’horloger, l’ouvrage avec son
auteur. ».
12-02-2007
Dossier : « le Chrétien et le développement durable » : Nous vous proposons une série de documents pour réfléchir à la thématique du lien entre christianisme et développement durable, que le groupe écologique de ChristNet a préparé ... (Groupe écologique de ChristNet)